Coach Sportif Auto-entrepreneur : Quels Changements Pour 2019

Terminé le champagne et les petits fours, 2019 est là. Qui dit janvier dit également bonnes résolutions, reprise du business, rentrée des classe … mais aussi fiscalité qui évolue ! Pour tous ceux qui ont des boutons à la simple idée de parcourir l’alinéa 7.12 du texte de loi concernant l’amendement de … Bref, c’est un fait la fiscalité évolue chaque année, et peu d’entre nous sautent de joie à l’idée de se plonger dedans. Mais bonne nouvelle, l’équipe Ze Coach a travaillé pour vous. En effet, cet article résume les informations indispensables pour un coach sportif auto-entrepreneur en 2019.

Coach sportif auto-entrepreneur en 2019

Chiffre d'affaire et plafonds

Le statut d’auto-entrepreneur est limité en chiffre d’affaire. En 2018 ces plafonds de chiffres d’affaires ont été revus à la hausse :

  •  70 000 euros maximum pour les prestations de services => Grande majorité des coachs sportifs indépendants.
  • 170 000 euros maximum si vous vendez des marchandises, objets,  fournitures, denrées à emporter ou à consommer sur place.

En conséquences, si votre chiffre d’affaire dépasse ces seuils deux années de suite, vous serez dans l’obligation de changer de régime. Aussi, nous attirons votre vigilance sur le fait que ces plafonds de chiffre d’affaire sont exprimés en hors taxes et doivent être ajustés en fonction de votre date de création d’auto-entreprise (prorata temporis)

Par exemple : vous avez créez votre activité de coaching  (prestations de services) le 1er septembre 2018, votre chiffre d’affaire maximal pour l’année 2018 s’élèvera à :

(70 000 / 365) x 122 (jours du 01/09 au 31/12) soit 23 397 euros HT.

Attention à la TVA

Depuis le 01 janvier 2018, la tva est apparue dans le régime des auto-entrepreneurs.

En 2019, rien ne change à ce niveau là. Vous serez assujettis à la tva à partir des seuils de CA ci-après :

  •  33 200 euros pour les prestations de services.
  • 82 800 euros si vous vendez des marchandises, objets, fournitures.

Quand déclarer son chiffre d’affaires en ligne

Si votre chiffre d’affaires encaissé pendant l’année 2018 est supérieur au seuil ci-dessous, vous êtes dans l’obligation de le déclarer en ligne :

  •  20 700 euros pour les activités de commerce et de fourniture d’hébergement.
  • 8 300 euros pour les prestations de service.

Les changements à venir pour 2019

Option pour le versement libératoire

Avec ce régime, vous avez 2 possibilités pour payer votre impôt sur le revenu :

  • Imposition classique
  • Prélèvement fiscal libératoire

Si vous choisissez la deuxième possibilité, vous paierez votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales. Ainsi, chaque mois ou trimestre (aux choix), une somme supplémentaire sera prélevée sur votre chiffre d’affaires.

Cependant l’option pour le versement libératoire est toutefois soumise à conditions, pensez à vous renseigner en amont.

2019 : prélèvement à la source

À partir du 1er janvier 2019, le prélèvement à la source entrera en vigueur. En tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes concerné et devrez l’acquitter sous forme d’acomptes payés chaque mois ou trimestre. L’’administration fiscale calcule leurs montants en fonction de votre dernier chiffre d’affaires annuel connu (pour 2019, c’est votre déclaration du printemps 2018 qui sera prise en compte).

Si vous créez votre activité en 2019, l’administration fiscale ne disposera d’aucune imposition de référence pour calculer le montant de vos acomptes. Trois options s’offrent à vous :

  • attendre septembre 2020, date à laquelle vous effectuerez votre déclaration pour les revenus perçus en 2019. Vous vous acquitterez alors de l’impôt dû au titre de leur 1ère année d’activité.
  • utiliser le simulateur de l’administration fiscale et commencer à verser des acomptes avant la première déclaration de septembre 2019.
  • opter pour le versement libératoire et donc payer l’impôt sur le revenu en même temps que les cotisations sociales.

Ce que réserve 2019

Le rattachement des auto-entrepreneurs à la CPAM

Le Régime Social des Indépendants (RSI) a été supprimé en 2018. En effet, l’objectif est de rattacher tous les indépendants au régime général pour une simplification de la gestion de leur protection sociale.

Afin de gérer le volume d’indépendants pendant cette transition et éviter tout arrêt de protection sociale,  cette évolution sera progressive et s’étale jusqu’en 2020. En attendant, c’est la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) qui s’occupe de la protection sociale des indépendants.

A partir de 2020, votre interlocuteur unique sera la CPAM. La gestion de votre protection sociale sera similaire à celle des salariés.

Le « congé maternité unique »

Si vous êtes une femme auto-entrepreneure vous bénéficiez d’une indemnité de repos maternel durant 74 jours (104 en cas de naissances multiples), dont 14 pouvant être uniquement pris avant la date prévue de l’accouchement.

Afin d’harmoniser la durée du repos maternel pour toutes les femmes, à partir du 1er janvier 2019, le congé maternité des travailleuses indépendantes sera identique à celui des salariées. Vous pourrez ainsi vous arrêter 8 semaines minimum (dont 2 avant l’accouchement) et jusqu’à 16 semaines maximum si vous le désirez. Ce qui augmente votre congé de 38 jours, soit 112 jours au total, comme les salariées.

S'exonérer de cotisations sociales

L’Aide aux chômeurs créant ou reprenant une entreprise (ACCRE) permet de bénéficier d’une exonération partielle des charges sociales pendant les 3 premières années de votre activité.

À partir du 1er janvier 2019, les créateurs ou repreneurs d’entreprise pourront prétendre à cette aide. L’ACCRE deviendra l’exonération de début d’activité.

En conséquence, les auto-entrepreneurs  continueront de bénéficier d’une exonération partielle et dégressive. Les conditions pour y prétendre seront élargies (le seul fait de créer ou reprendre une activité suffira à l’ouverture des droits).

Et la cotisation foncière des entreprises (CFE) ?

La cotisation foncière des entreprises (CFE) est défini par la commune du siège de votre activité. Tous les auto-entrepreneurs en sont redevables.
Pour autant, l’année de la création de la société, vous serez exonérées (de la date de création au 31 décembre qui suit).

Loi : Avenir professionnel

Cette loi a pour objectif de réformer le fonctionnement de l’assurance chômage.

Droit au chômage après une démission

Vous souhaitez démissionner et bénéficier d’une allocation d’aide au retour à l’emploi projet (AREP), cela sera possible sous certaines conditions :

  • être en recherche d’un emploi
  • avoir une activité professionnelle antérieure d’au moins 5 ans
  • avoir un projet de reconversion nécessitant le suivi d’une formation ou un projet de création ou de reprise d’une entreprise

Avant de démissionner vous devrez :

  • faire une demande d’accompagnement auprès d’un opérateur du CEP (Conseil en évolution professionnelle)
  • obtenir une attestation stipulant le caractère « réel et sérieux » du projet (délivrée par une commission paritaire régionale compétente et indépendante)

Une fois votre démission posée, vous devrez vous inscrire à Pôle Emploi et faire une demande d’AREP.

Le montant et la durée de versement de l’AREP sont équivalentes à ceux de l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi). Pole emploi ne vous proposera aucun emploi pendant cette période.

Indemnisation des travailleurs indépendants en cessation d’activité

À partir du 1er janvier 2019, les travailleurs indépendants qui mettent un terme à leur activité bénéficient de l’ « allocation des travailleurs indépendants ». Le montant ne peut excéder 800 euros par mois et est versé pendant 6 mois maximum.

En conséquence, cette indemnisation sera versée sous conditions, l’entreprise concernée devra avoir :

  • un jugement d’ouverture de liquidation judiciaire ou une procédure de redressement judiciaire
  • un bénéfice annuel d’environ 10 000 euros sur l’ancienne activité liquidée
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